La Galerie Rachel Hardouin est heureuse de vous inviter
à l’exposition qu’elle consacre à
Camille GUICHARD
Corps Littoral
photographies, poésie, installation, éditions
exposition du jeudi 21 mai au 21 juin 2026
vernissage jeudi 21 juin à partir de 18H
Cette première exposition personnelle de l’artiste Camille GUICHARD, photographies et textes poétiques, nous plonge au cœur de l ‘univers intime de l’artiste. Camille Guichard propose un regard sur la condition humaine et sur les mutations de la Nature. Notre rapport au vivant, à la pudeur, à la vulnérabilité est au centre de son message. Un regard ni masculin, ni féminin : c’est la puissance du vivant qui anime indéniablement Camille GUICHARD dans l’ensemble des séries.
Un message fort : celui d’un être libre, penseur et acteur de son époque.
Camille Guichard déploie une œuvre à la croisée de plusieurs disciplines, tissant avec subtilité et grâce les exigences du cinéma, de la photographie et de l’écriture, avec une attention particulière portée à la poésie.
Ces univers, intimement liés, composent un langage universel.
Dans son œuvre, il est question du corps matière, du passage du temps, de la mise en danger et de la beauté du monde. Il affirme avant tout une grande liberté d’expression.
La Galerie Rachel Hardouin est la première galerie d’art à présenter, à Paris, cet ensemble d’œuvres articulées autour de six séries de photographies, vidéos et éditions.
Après des études en mathématiques à Nantes, Camille Guichard s’oriente vers le cinéma et les arts visuels, guidé par une quête à la fois intellectuelle et sensible. Réalisateur de documentaires de création sur la peinture, la sculpture, le théâtre et la danse contemporaine, il s’attache aux artistes dont la démarche valorise la perception, le geste, et le processus créatif.
À travers ses films, il cherche à faire ressentir la pensée et la poésie qui habitent l’œuvre d’artistes tels que Louise Bourgeois, Daniel Buren, François Morellet ou Duane Michals. Réalité et fiction s’entrelacent étroitement, révélant la singularité et l’émotion des personnages mis en scène.
Parallèlement, Camille Guichard écrit de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision, ainsi que des romans et des nouvelles publiés chez Gallimard, Mercure de France et 00h00.com. Ses thèmes de prédilection sont l’amour, le désir, et la mémoire qui traversent les êtres.
Depuis plusieurs années, il développe un travail photographique et performatif centré sur le corps, l’intime et la nature. Ses séries visitent le temps, sa place dans l’espace et les transformations de notre environnement, tout en tissant un dialogue singulier et puissant entre les mots et l’image.

Camille Guichard entre dans la matière comme on s’aventure en territoire inconnu, qu’il explore aussi bien à l’extérieur qu’au plus intime de son corps.
Il scrute, dissèque, effeuille ; puis vient le moment du basculement : il plonge ! Esthète frugal, il ne délivre que l’essentiel. Sensible et radical, il construit depuis l’adolescence une œuvre photographique qu’il n’a choisi de présenter au regard du public que depuis quelques années et pour la première fois sous la forme d’une exposition personnelle à Paris.
C’est intime et fulgurant.
Jamais cabossé.
À la fois soigné et taillé dans le vif.
Comme lorsqu’il choisit de se jeter au pied d’un immense rocher aux lignes géométriques, plus de cinquante fois de suite, déclenchant son retardateur sur 10 secondes, en quête de la forme juste et de la lumière idéale. Le corps est mis à l’épreuve, soumis au froid, aux coupures, à l’épuisement. Il en ressort les pieds meurtris, vidé, mais profondément apaisé.
L’image, enfin, est là !
Performeur autant que photographe, Camille Guichard engage son corps dans l’acte de création. Nu, immergé dans la nature, confronté au froid norvégien, il s’expose sans artifice, dans un rapport direct et presque primitif au paysage.
Ce geste, à la fois humble et audacieux, traduit une quête de fusion, un désir de se fondre dans le monde plutôt que de le dominer.
Il ose.
Sa liberté absolue et sa sensibilité à ce qui nous entoure m’ont immédiatement séduite.
Portrait d’un talent libre.
Camille Guichard est à la fois un homme d’écriture et d’image, il pilote une œuvre plurielle avec exigence. Son parcours se déploie à la croisée de plusieurs pratiques. Camille Guichard est à la fois scénariste, écrivain, réalisateur et photographe. L’écriture et l’image sont en dialogue constant, nourrissant une même recherche artistique fondée sur l’attention au monde, aux formes et aux récits qu’elles contiennent.
Les documentaires qu’il a réalisés sont consacrés, pour la plupart, à des artistes de renommée internationale – Louise Bourgeois, Daniel Buren, François Morellet, Duane Michals, Giuseppe Penone, Andy Goldsworthy… – et s’attachent à faire émerger une expérience sensible, intime, là où l’émotion rejoint la pensée. À travers leurs œuvres et leurs paroles, Camille Guichard cherche à révéler leur relation particulière au monde, au temps et au vivant, une relation qui l’interroge et le fascine.
Sa formation initiale en mathématiques à Nantes a joué un rôle déterminant dans sa manière d’écrire et d’explorer le monde. Les mathématiques lui ont appris la rigueur, la patience et l’attention aux structures invisibles qui organisent le réel. Elles ont façonné son regard, l’incitant à chercher des correspondances, des rythmes, des systèmes de relation, aussi bien dans l’écriture que dans l’image.
Cette pensée mathématique lui a ouvert un champ poétique.
« la contrainte peut être une forme de liberté, que la précision engendre l’émotion ».
Son père lui offre son appareil photographique. Il est alors adolescent. L’appareil l’accompagnait dans ses errances le long des quais du port de Nantes, au milieu des bruits métalliques, des voix mêlées et du va-et-vient incessant des dockers. Il s’attardait à photographier les immenses grues jaunes, les amoncellements de bois exotiques, les textures et les graphismes, dans une atmosphère animée et colorée à la Jacques Demy.
Il cultivait son jardin secret. De caractère réservé Camille aime observer, entrer dans les sujets et en révéler leurs singularités. La photographie lui convenait très bien adolescent, elle lui offrait un refuge, un espace de réflexion et de poésie, en résonance silencieuse avec ses études de mathématiques.
La photographie a toujours été présente dans sa vie et dans son parcours professionnel. C’est un médium qu’il affectionne particulièrement, un vecteur d’images et de sensations, même s’il est longtemps resté en marge de son activité principale. Il a d’abord commencé par la réalisation de films documentaires, en cofondant avec sa femme productrice la société Terra Luna Films. Puis, il s’est progressivement consacré à l’écriture de scénarios pour la télévision.
Peu à peu, la photographie est devenue essentielle. Elle s’est imposée comme un moyen privilégié d’explorer sa vision du monde, en dialogue étroit avec l’écriture scénaristique et littéraire.
Dans ses séries photographiques, les thèmes de prédilection sont la nature, le corps et l’intime. Camille Guichard explore son corps nu pour interroger la nature humaine, notre rapport au temps, et la manière dont le corps et la matière incarnent ces expériences.
Cette pratique photographique lui permet de sortir des cadres narratifs plus classiques, d’expérimenter de nouvelles formes, comme la réalisation de films d’artiste, tout en conservant le lien avec mes autres créations.
Elle est devenue, au fil du temps, une discipline dans laquelle il conjugue liberté et expression personnelle.
Camille Guichard aime se mettre en scène, mais toujours sous conditions : le retardateur de son appareil devient le premier complice, et aussi la première contrainte. Il choisit un décor, volontairement sobre, installe l’appareil, puis son corps nu dans l’espace domestique ou dans la nature, parfois dans des conditions extrêmes. Le froid, le vent, les sols incertains, glissants, recouverts de bois, de mousse, de coquillages… s’invitent à partager cette expérience personnelle.
« Ici, je me sens intensément vivant ; comme un élément de la grande nature, une particule, un élément d’un tout à la fois mystérieux et profondément captivant ».
La performance est un acte de mise en scène nécessaire.
Elle permet à Camille de manifester sa présence et de transmettre au monde son propos. D’autres artistes ont exploré cette voie, comme Francesca Woodman (Denver, 1958 – New York, 1981) dont il admire la manière de jouer avec l’apparition et la disparition dans des lieux aux allures de terrains vagues ou de maisons hantées, révélant un autre rapport au temps et à la nature humaine.
Camille Guichard pose nu pour « travailler » son corps comme une matière d’expérimentation, débarrassée de tout encodage social ou économique. Le corps – matière brute – suffit à exprimer ses émotions et la tension propre à ce dispositif performatif. C’est un acte existentiel, politique. Un manifeste.
Camille se met à nu dans la nature et c’est notre regard qui encode sa présence. Une seule intention : celle de la connexion. La nature devient un miroir et un lieu de dialogue ; son corps, dans sa simplicité, dans sa fragilité, devient un vecteur d’émotion et de communication.
Camille cherche à montrer que le corps possède une multitude de possibilités pour se sentir vivant, entier et libre. Il devient à la fois sujet et objet, acteur et poème, et invite celui qui regarde à ressentir, à s’interroger, à se connecter. C’est une exploration de la présence au monde, de l’intime partagé, et de ce que signifie habiter pleinement son propre corps.
Lors des séances photo, il produit un grand nombre d’images, jusqu’à l’épuisement. Puis, soudain, quelque chose s’aligne : la lumière, le cadre, la pose, la place juste dans le décor, l’émotion… et l’imprévisible. Parmi plusieurs milliers de prises, il en retient une trentaine pour en construire un plan-séquence. Ce moment de sélection et de montage est toujours d’une grande intensité.
Il s’apparente au travail qu’il mène en réalisation, lorsqu’il s’agit de structurer la narration et d’affiner le point de vue sur ce qu’il souhaite raconter.
Les mots surgissent naturellement au fil de mon travail, se mêlant aux images pour en révéler une vision plurielle. C’est un seul et même propos qui traverse toutes ses pratiques. Il aime cette transversalité des mots et des images ; qu’il s’agisse de filmer, d’écrire ou de photographier. Il y a un sujet central qu’il creuse sous différents angles, et les mots et les images se répondent, se complètent, se renforcent. Dans le documentaire qu’il réalise sur Duane Michals, il illustre bien cette approche : chez lui, écrits et images construisent une narration séquentielle, sans jamais se nuire. Il nous fait entrer dans des histoires émotionnelles, dans un univers où il se questionne et se met en scène. Il devient acteur de son propre récit.
Ce qui le distingue de Duane Michals tient à la manière dont il laisse les mots dialoguer avec les images. Parfois présents, parfois silencieux. Les mots peuvent accompagner les images ou les appeler, puis disparaître, laissant la série n’exprimer que la force des images seules. Il n’y a pas de règle, si ce n’est celle de transmettre un message intime, sincère et vivant.
Dans sa première série « Deux ou trois choses que je sais de vous », un mois durant, Camille Guichard s’installe dans un hôtel à Marseille. Il demande aux gens l’autorisation de les photographier. La chambre d’hôtel l’intéresse en tant que lieu ponctuel, lieu de passage, lieu de rencontre. Il y voit le paradoxe de l’intimité dans un endroit impersonnel. On est chez soi et pourtant ce n’est pas chez soi. Il aime se glisser dans cet entre-deux, suspendu, et ressentir cette tension. Après la prise de vue, les mots réapparaissent. Il demandait aux clients de l’hôtel de lui écrire un mot, une expression, une phrase qui les caractérisait et qui servirait de point de départ à une narration. Le texte déborde de l’image tout en s’y articulant étroitement.
À partir de ces mots, il a écrit de courtes nouvelles. Ces mots traduisent les émotions des clients à cet instant précis et constituent la matière narrative, à partir de laquelle émergent des personnages fictifs – comme dans un scénario où l’on peut combiner le caractère de plusieurs personnages pour en incarner un seul. L’intimité devient alors celle que l’on veut bien dévoiler ; elle peut être mise en scène ou jouer avec les apparences et les codes sociaux. Elle s’ouvre à l’imaginaire et à l’écriture, et la photographie se fait déclencheur des histoires que l’on raconte.
La série « Ces rivages perdus » présente l’altération du littoral de l’Aquitaine rongé au fil des années par les mouvements de l’océan Atlantique ; une série au long court, où la poésie ponctue le propos visuel. Une autre facette de l’intime. Ces rivages lui sont familiers depuis qu’il a une maison sur l’île.

« Observer la manière dont la puissance de l’océan transforme le paysage le plonge dans un état de sidération, comme si je perdais un ami ».
Ces côtes englouties racontent un cycle infini de la matière. Le cycle de la nature face auquel l’homme est à la fois impuissant et responsable.
Les mots se sont imposés sous la forme de haïkus (poèmes conceptuels dont la forme très spécifique est d’origine japonaise). Un dialogue puissant s’est créé entre des paysages devenus presque abstraits et des mots concepts pour exprimer une colère intérieure.
C’est une forme d’autoportrait passant par la nature, les vagues, les bourrasques, l’iode qui fouette la peau, les sons stridents des gréements qui vacillent… La ponctuation entre vagues et mots traduit les ressacs ; l’image vit alors ce que vit le paysage. Camille Guichard crée le personnage de l’océan, de la mer, qui réagit à l’inconscience des hommes. Un message universel, une série qui parle du sort de l’ensemble des paysages, ici et ailleurs.
Pour accentuer cette fragilité et notre impuissance face au temps et à l’érosion, Camille choisit de tirer ses images sur un papier japonais très fin. Les mots s’y glissent en transparence, entrent en résonance avec la matière du papier et l’image, dont la représentation tend vers l’abstraction. L’ensemble crée une atmosphère diaphane de ce littoral oléronais, voué à disparaître sous l’effet du réchauffement climatique. Son appareil photographique en saisit la mouvance et l’effacement.
Il s’agit d’une forme de documentation et pourtant, la rigueur du documentaire classique s’efface au profit d’une écriture artistique située à la frontière de la gravure, du dessin et de la photographie.
Le spectateur est d’abord attiré par la douceur des images, qui pourtant s’expriment dans un cri. Son rapport au temps qui passe installe une tension perceptible dans chaque image. Dans cette série, nous sommes à la fois dans le corps nature et dans la nature du corps. Face à l’avenir anxiogène de notre environnement, il s’agit peut-être de penser autrement notre position, en écho aux mots de Hölderlin : « C’est poétiquement que l’Homme habite le monde ».
Dans plusieurs séries, Camille Guichard plonge littéralement dans le décor, qu’il soit urbain, domestique ou naturel. C’est la performance nécessaire pour atteindre ce qu’il recherche : un manifeste.
Il met son corps à l’épreuve, mais pas seulement, c’est tout un système émotionnel qui s’agite, qui se confronte à ses limites et qui questionne sa vraie nature. Avant de se sentir défini par un genre ou une identité sociale, Il se sent simplement humain et vivant. Il exprime dans ses mises en scène la possibilité d’être vulnérable, de montrer sans détour ce que signifie exister. Cette recherche le ramène à la spontanéité de l’enfance, à la liberté du geste, à l’humour, et ouvre un questionnement sur notre présence sur Terre. Comment occuper notre place, comment interagir avec les autres, comment exister sans masque ?
Qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Vos séries dévoilent votre audace et votre quête de l’intime perception que vous avez de vous-même. La délivrance est à la fois radicale et humaniste, éthique dans le sens où Il ne se voile pas la face.
L’artiste jubile en créant. il joue. Il s’amuse. Il s’écarte des conventions et des attentes. Il délivre ce qui lui fait du bien et il le partage.
Son geste artistique n’est pas un simple spectacle, c’est une offrande : un regard porté sur lui-même, sur sa perception intime du monde, sur sa liberté d’être et d’exister. En dévoilant cette part de vulnérabilité et de sincérité, Il invite le spectateur à ressentir, à se questionner et à s’autoriser à être pleinement lui-même.
Dans « Pulsions, corps et figures », il interroge la texture de sa peau, son grain, ses poils, sa musculature, ses frissons aussi. Il choisit des variations d’échelle et induit le spectateur en erreur sur la parcelle de son corps représentée.

Cette série est une plongée dans le corps comme matière vivante. Elle questionne sa représentation dans l’espace, ses détails – peau, chair, poils, plis – qui deviennent autant de fragments d’un paysage inventé, tout en laissant transparaître l’effet du temps. L’artiste tente de créer un lien entre réel et fiction, de chahuter le regard du spectateur et de l’inviter à entrer dans son univers. Ces fragments qu’il appelle figures ne sont pas dissociés du corps entier : ils dialoguent avec lui, en écho ou en contraste. Le jeu entre macro et micro révèle la présence du corps, parfois intime, parfois étrange, dans le cadre qui lui est assigné. Chaque détail, chaque surface, chaque texture devient le témoin d’une émotion, déclenchée par le décor ou l’environnement qu’il choisis pour l’accueillir. La tension est suspendue, figée, comme capturée dans un instant hors du temps. Elle se montre sans artifice, brute et sensible, et offre au regard une expérience à la fois corporelle et contemplative.
Nous n’avons pas l’habitude de voir des corps nus masculins s’exprimer ainsi, Camille Guichard brouille les pistes.

Ce qui rend cette série particulière, en effet, c’est qu’il s’agit d’un corps masculin. L’autoportrait d’un corps nu masculin reste rare dans la photographie contemporaine. Poser le corps dans un décor domestique ou naturel devient alors un questionnement : comment le corps masculin peut-il exister en dehors des stéréotypes de force et de virilité ? Comment montrer sa fragilité, sa vulnérabilité, son humanité profonde ? Dans ses images, le corps masculin devient un espace de contemplation et de tension : à la fois puissant et fragile, sensible et exposé, vivant dans sa matière et dans son ressenti.
Plus précisément, Camille Guichard explore l’incarnation de l’être. La disposition des fragments du corps, cette enveloppe – peau qui nous protège et nous informe de tout ce qui nous entoure, nous fait du bien et parfois nous blesse.
Depuis plusieurs mois, Camille Guichard entreprend une nouvelle série qui explore les liens intimes, poreux et souvent invisibles entre le corps humain et les objets du quotidien. Ce travail interroge les frontières traditionnellement établies entre l’organique et l’inorganique, l’animé et l’inanimé, le corps et la matière. Il propose une vision fluide, continue et unifiée du monde, où toute chose – humaine ou non – participe d’un même mouvement vital.
Cette recherche s’inscrit dans une perspective post-anthropocentrique : l’humain n’y est plus pensé comme le centre ou la mesure du vivant, mais comme un fragment parmi d’autres, inscrit dans un réseau d’interdépendances matérielles, énergétiques et sensibles. Le corps devient alors un lieu de passage, de circulation et de transformation, au même titre que les objets qu’il côtoie et manipule quotidiennement.
Dans un monde où le paradigme du masculin est très chahuté, mis en demeure, Camille Guichard donne à penser la représentation de l’homme sous un autre angle. Il crée un nouveau langage et ouvre le débat en proposant une nouvelle prise de parole.
La question qui traverse ses images en filigrane est celle de sa place en tant qu’homme dans une époque traversée par une crise profonde du masculin. C’est une interrogation débarrassée des signes attendus, des attributs convenus de la virilité. Être un homme ici, ce n’est pas affirmer une puissance musculaire ou symbolique, c’est accepter une exposition radicale. C’est se tenir là, vulnérable jusqu’à l’inconfort, sans masque protecteur, sans posture de maîtrise rassurante. Un corps qui doute de lui-même, qui ressent avant de comprendre, qui s’émeut sans retenue. Donc, finalement, Camille Guichard invite le masculin à habiter le monde autrement.

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